Un milliard pour une traversée rapide vers l’Espagne

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Un milliard pour une traversée rapide vers l’Espagne

Z.M

Le phénomène des harragas ne peut être résolu si le fléau de la corruption n’est pas combattu efficacement. Une situation perdu d’avance selon de nombreux observateurs au fait de ce qui se passe au port d’Oran, sa jetée et ses associations implantées à l’extrémité de l’enceinte portuaire.

Depuis deux décennies, nous ne cessons de rapporter à travers nos divers médias les opérations d’émigration clandestines des cotes oranaises pour atteindre les eaux espagnoles. Et depuis deux décennies, ces traversées supposées clandestines, n’ont pas cessé, jusqu’à être reléguées aux fait divers devenus banals par le temps.

Ces dernières 24 heures, plus de 123 candidats à l’émigration clandestine ont été appréhendés, mais combien sont-ils passés par les mailles du filet, parfois très perméables ? Selon ce qui est rapporté de l’autre coté de la méditerranée, des espagnoles s’interrogent sur le nombre considérable de harragas parvenus aux cotes ibériques, plus d’un millier en 72 heures. « y a-t-il des autorités pour surveiller les cotes algériennes » disent les espagnols étonnés de voir de telles vagues de jeunes affluer sur leurs cotes.

La réponse se trouve bien aux alentours du Port d’Oran pour ne prendre que cette wilaya devenue une véritable passoire, alors que les autorités semblent étrangement surprises par le phénomène.

Il faut savoir qu’il existe deux types de moyens de passage des eaux oranaises vers celles espagnoles. Le premier est relatif a ce groupe de jeunes qui cotisent pour s’acheter leur propre embarcation et leur propre moteur et les accessoires qui vont avec. Ces derniers assurent leur propre départ et une fois arrivés en Espagne, ils font couler leur embarcation et le tour est joué.

Le deuxième type de moyen de transport maritime est plus luxueux et beaucoup plus couteux et ce, a cause de sa rapidité puisqu‘il relie, les eaux algériennes aux cotes espagnoles en 4 heures seulement, pour déposer ses 15 passagers et revenir de suite avec un droit de passage de l’ordre de 70 millions par passager. Le calcul est tout simple, un peu plus d’un milliard de centimes par navette.

Cette manne financière, n’est pas sans attiser quelques convoitises et  tout le monde veut se sucrer au passage. En langage plus clair, il faut payer pour assurer le passage a des tranches horaires précises et cela au port d’Oran et ses alentours, comme sa jetée et ses gardiens le avent pertinemment bien.

Tant que les affaires marchent bien, la harga a de beaux jours devant elle.                  

 

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