Trump-Biden : faux sondages, mensonges et  grandes violences

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Trump-Biden : faux sondages, mensonges et  grandes violences

Dans l’attente de l’annonce officielle d’un gagnant, force est de constater que le scénario est autre que ce qu’avaient annoncé les sondages. Ce 4 novembre au petit matin sur le Vieux continent, les chaînes d’information en continu le constatent d’une seule voix…

comme quatre ans plus tôt : la vague bleue qui devait déferler outre-Atlantique, conformément à l’écrasante majorité des prédictions en ce sens des instituts de sondage, ne s’est pas produite. «Le raz-de-marée n’a pas eu lieu», entend-on en effet en boucle sur les plateaux télévisées où chaque commentateur a les yeux rivés sur les résultats du dépouillement en cours.  Et pour cause, les sondages publiés ces derniers jours par les différents instituts donnaient le candidat démocrate en tête, avec des marges confortables allant jusqu’à + 12 points, comme on peut le voir sur le site FiveThirtyEight, spécialiste de la synthèse statistique des sondages d’opinions relatifs aux élections présidentielles américaines. Dans les faits, la distinction entre les deux candidats est bien moins nette ; à l’heure où nous écrivons ces lignes, Joe Biden bénéficie, au titre du nombre de voix à l’échelle du pays d’une avance d’environ 1,5 point, loin donc, pour l’heure, des résultats qu’avaient pronostiqués les instituts de sondage. Capture d’écran du site fivethirtyeight, spécialiste de la synthèse statistique des sondages d’opinions relatifs aux élections présidentielles américaines. Si le mode de scrutin des grands électeurs fait que le candidat récoltant le plus de voix dans le pays n’est pas forcément élu président, il apparaît que ces mêmes instituts n’ont pas toujours visé plus juste en ce qui concerne les résultats par Etat. Exemple d’un Etat où le score de Donald Trump n’a pas tardé à faire mentir les sondages : la Floride, qui, selon l’agence de presse AP, permet aujourd’hui à Donald Trump de gagner 29 grands électeurs, avec 51,3% des voix, contrairement à l’avance de plus de deux points accordée au démocrate Joe Biden dans un graphique prévisionnel disponible sur le site de FiveThirtyEight. Le site estimait d’ailleurs à 69% les chances de Biden de l’emporter dans cet Etat.

Autre exemple : le Wisconsin, où Joe Biden avait 94% de chances de l’emporter selon le site spécialisé, s’annonce bien plus disputé. Avec 97,97% des bulletins comptés, Joe Biden y dispose d’une avance de 0,26%. Les instituts de sondage, démentis dans les urnes lors de la précédente élection présidentielle, ont-ils dès lors commis les mêmes erreurs qu’il y a quatre ans ? La question reste entière, puisque les résultats des Etats déterminants comme la Pennsylvanie ou le Michigan n’ont pas encore été annoncés. FiveThirtyEight y projettent des victoire nettes de Joe Biden mais le match pourrait bien s’annoncer plus serré. En effet, ce 4 novembre au matin, Donald Trump y dispose d’une avance sur son rival selon des résultats partiels, même si le décompte des votes par correspondance, méthode dénoncée comme frauduleuse par le président sortant, pourraient faire pencher la balance en faveur des démocrates. En tout état de cause, aucun des deux candidats ne peut, à l’heure où nous écrivons ces lignes, être officiellement déclaré gagnant (et ce même si Donald Trump a déjà revendiqué sa victoire) avant l’achèvement des dépouillements. Celui-ci pourrait se poursuivre sur plusieurs jours du fait des votes par correspondance. Comment dès lors expliquer le manque de fiabilité des sondages dans cette élection.

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