SATEM: Des travailleurs sans salaires depuis Neuf mois

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Sans salaires depuis 9 mois

Appel de détresse des travailleurs de la « SATEM » filiale de Batenco Ouest  

Zitouni Mustapha

Les plus hautes instances du pays sont vivement interpellées par une situation désastreuse dans laquelle se débat la Societé d’assistance technique engineering & maitrises d’œuvres (SATEM), filiale de Batenco Ouest, une situation qui n’est pas sans conséquences sur l’ensemble des travailleurs restées sans salaire depuis neuf mois entiers comme indiqué dans la requête de ce collectif d’employés adressée au directeur général de la Satem et dont nous détenons une copie.

Dans cette correspondance datée du 22 juillet 2020 adressée à leur direction générale, les travailleurs dresse une situation complexe et contraignante à travers laquelle, ils font état des salaires non réglés depuis neuf mois entier. Une situation loin d’être aisée pour toutes les familles notamment en ces temps difficiles que travers tout le pays. Dans leur correspondance adressée à leur direction générale, nous pouvons lire, « nous travailleurs, constatons à ce jour que le règlement de nos salaires qui auraient dus intervenir depuis neuf mois{09) et n’a pas été effectué malgré plusieurs relances à l’amiable , il va sans dire que cette situation nous cause un réel préjudice et nous vous demandons de faire rapidement le nécessaire et de nous verser nos dus le plutôt possible car neuf (09) mois de salaires non payés nous sont insupportables .Vous n’êtes pas sans ignorer que l’article 88 du code de travail prévoit le paiement mensuel des salaires à temps .A défaut d’une régularisation très rapide nous n’aurons d’autres choix que de saisir les autorités compétentes afin de faire valoir nos droits auquel nous demanderons également les versements et les dommages et intérêts à nos endroits pour préjudices subis ».

Ces déclarations expliquent toute la difficulté que rencontrent ces travailleurs qui ne savent plus a quelle porte s’adresser.    

Pour rappel et comme l’indiquent clairement le collectif des travailleurs de la Satem, la société d’assistance technique engineering & maitrises d’œuvres, Filiale de Batenco Ouest, sise sur la Route de l’Aéroport d’Oran à Es Sénia Oran, la Satem, dont le siège de la direction générale est implanté à Oran, est spécialisée dans le secteur de l’Engineering où elle s’occupe essentiellement de la maîtrise d’œuvre dans différents domaines notamment celui des constructions civiles et industriels, l’agriculture, l’hydraulique, les hydrocarbures, la santé et le tourisme, où elle a pu acquérir pendant trente-quatre ans de l’expérience et de la compétence. Une filiale dont les bilans ont été toujours positif et il le sont toujours malgré les problèmes de la société mère . société par actions détenue à 55% par des étrangers de nationalité française qui ne résident pas en Algérie et EPE BATIMETAL à 45% . cette dernière « BATENCO OUEST » est en difficulté et au bord de la liquidation mais la filiale SATEM est en bonne santé financière avec un plan de charge, des client crédibles (ENNA, RENAULT, MDN. KNAUF..etc) mais à cause des problèmes de la société mère, SATEM s’est retrouvée à subir la mauvaise gestion de BATENCO OUEST. Au jour d’aujourd’hui SATEM n’arrive pas à payer ses salariés depuis 9 mois, elle se trouve au bord de l’asphyxie financière et cela, par ce que des sous-traitants de BATENCO OUEST et d’autre filiales se rabattent sur les compte bancaire de SATEM qui sont positifs et qui permettent a la direction de SATEM de régler les problèmes des salaires et d’autre charges.

L’appel des travailleurs aux plus hautes autorités du pays indique « Nous les salariés n’arrivons pas a comprendre, le devenir de notre bureau d’études SATEM. Nous risquons la fermeture contrairement aux directives et instructions du gouvernement algérien spécialement pour les entreprises de notre vocation ( engineering en tous corps d’état) ayant exercé pour le compte des plus grandes pourvoyeurs de fonds algériens (Sonatrach-Naftal-Enna-Ministére de la défense .multinationales) mais surtout pour ne pas perdre des compétences d’une cinquantaine de cadres algériens toutes disciples confondues entre ingénieurs et architectes.il est facile de détruire une telle entreprise en quelques jours mais pour la reconstituer il va falloir des dizaines d’années ».

Les travailleurs frustrés précisent aussi que « les actionnaires sont quasiment injoignables et ne se soucient guère du sort de nos familles »

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