Oran, ville trahie   

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Oran ville trahie   

Z.M

Oran métropole méditerranéenne telle que présentée par de nombreux officiels, notamment depuis que la ville a été retenue pour abriter les JM 2021,  reportés depuis en raison de la pandémie du Coronavirus, reste uniquement dans l’imaginaire des ministres puis des walis qui se sont succédés. Un discours pompeux qui ne répond a aucun critère pratique si l’on compare Oran aux autres capitales des pays méditerranéens et des infrastructures de base dont ces villes disposent et qui font d’elles des attractions touristiques génératrices de richesses et d’emplois par centaines milliers.

Il faut savoir que le concept de métropole, s’articule autour de caractéristiques communes : – Concentration économique : Activités, richesses, – Concentration démographique et étalement urbain, – Concentration des pouvoirs : décisionnel, économique, financier, politique et culturel, – Infrastructures et réseaux, – Rayonnement. Si l’on venait à décortiquer ces critères qui font d’une  ville une métropole, Oran serait loin de rayonner sur le bassin méditerranéen.

ORAN VICTIME DES NOMINATIONS SANS ENVERGURES  

Malgré les potentialités existantes qui ont fait l’image de la ville d’Oran, sa dégradation a été visible au fil des années, une urbanisation anarchique sous le silence assourdissant des professionnels de l’architecture et de l’urbanisme avec une course effrénée pour l’appât du gain facile et des passations de marchés contraires a toutes les réglementations pourtant en vigueur. Cet état de fait désolant est d’autant plus confirmé par le nombre de maires et de leurs collaborateurs des 25 communes sous le coup de poursuites judiciaires, pour le même grief, celui de la passation de marchés publics contraire à la loi et au lieu d’arrêter la saignée, la situation a empiré ce qui confirme encore une fois, que l’on se sucrait à tous les niveau de la hiérarchie, jusqu’aux ministères de tutelles et les procès actuellement en cours en sont la preuve avec la dilapidation du foncier et les détournement à tous les niveaux.

Des walis qui avaient leurs propres bureaux d’études et des entreprises venues hors des frontières de la wilaya d’Oran, ont mis main basse sur tout. La commune de Bir El Djir, une commune a l’est du chef lieu de wilaya, est le parfait exemple de l’anarchie qui a régné et qui règne encore sur le foncier. Des maires aux directeurs d’agences foncières qui ont fait de la corruption et des détournements, une véritable politique de gestion et tout le monde le savait, de la capitale à la plus lointaine des communes du pays.

Ceci pour dire, qu’Oran, n’a jamais eu de responsables à la hauteur des ambitions de la ville et de ses citoyens. La dernière décision du wali sortant relative au plan de la circulation confirme une foi de plus la méconnaissance des spécificités de la ville d’Oran ?  D’ailleurs sitôt la décision prise, sitôt retirée.

BUILDING DE KARGUENTAH ET DEMOLITION DES HALLES CENTRALES

De véritables crimes ont été commis sur la ville et ses infrastructures, le mastodonte en béton qui a remplacé l’ancien marché de Karguentah, un repère dans la ville d’Oran et qui a mystérieusement disparu lors d’un incendie inélucidé à ce jour. La suite s’explique par le tour de magie qui fait que la surface à très hautes valeur a de suite été spoliée pour laisser place à du béton qui terni tout l’environnement d’une des places les plus passantes de la ville mais qui est devenu par la suite déserté pour ne pas dire haie par le oranais. L’autre crime commis contre l’un des ouvrages d’Art, connu à Oran, les halles centrales, un édifice qui a été démoli a une vitesse expresse sur décision de qui on ne le sait pas à ce jour, sans que les autorités en charge de la ville ne lève le moindre petit doigt. Mais cela, à Oran,  on le savait qu’aucune autorité ni aucune assemblée élue de la commune ou de wilaya n’a osé défendre les intérêts de la ville. Le temps a prouvé que tout ce beau monde des APC et des APW, n’était en fait en place que pour son enrichissement personnel et pour servir leurs maitres. Mais l’histoire retiendra les actes de traitrise fait contre la ville d’Oran.

DES WALIS EN PRISON, DES EPOUSES DEVENUS PREMIERES DAMES ET DES ENFANTS QUI SE METTENT A LA COKE   

On se rappelle leur arrivée le premier jour de leurs installations, fiers comme tant d’autres responsables d’êtres mutés à Oran, un rêve qui devient réalité. Et de suite, les crocs sortent et le ventre prend du volume, même l’habit a changé, le costume de bouseux était devenu un costume de marque et mêmes leurs enfants et leurs épouses découvrent la vie à Oran et comme dit le vieil adage « bagra w chafet Gaouri »

Oran la belle, a tout simplement été trahie, mais Oran restera a jamais débout et quiconque lui fera du mal, finira par le payer un jour, les saints patrons sont toujours là pour veiller sur elle.

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