Les 701 kg de cocaïne du Port d’Oran : La corruption institutionnalisée

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Les 701 kg de cocaïne du Port d’Oran : La corruption institutionnalisée  

El Badilldz

Il faudra revenir au temps ou les importateurs ramenaient leurs marchandises depuis l’Espagne et bien d’autres pays dans des fourgons qu’ils déchargeaient au Port d’Oran. Ce n’est que quelques années après, qu’une nouvelle réglementation est venue imposer d’autres dispositions aux importateurs qui se sont depuis,  mis aux containers. Les quantités de marchandises importées sont devenues plus importantes et les appétits de nombreux  responsables et fonctionnaires du port d’Oran ont aussi grandi  et rien ne passait sans la fameuse « Chipa ». Il faut dire que depuis, l’importation tout comme le port d’Oran ont connu une anarchie indescriptible, jusqu’à avoir, des containers entiers qui sortaient du Port d’Oran, sans contrôle ni visite douanière. Tous se sucraient au passage et peu importe ce qui était introduit, tant que l’argent coulait à flot. A cette époque, la corruption a atteint tous les secteurs de contrôle. Fonctionnaires du l’entreprise portuaire, douaniers, agents de sécurité, gendarmes et policiers, tous voulaient avoir leurs parts du gâteau et peu importe si de la cocaïne ou des équipements encore beaucoup plus sensibles voire dangereux accédaient sur le territoire national via le port d’Oran, connu pour être une véritable passoire.

Ceci sans parler des petites affaires de tous les jours, ou chaque arrivée de bateau qu’il soit de voyageurs ou de marchandises, ramenait, son lot de contrebande. Jets ski, véhicules volés, fusils de chasse, équipement usagers et la liste est assez longue. Même le phénomène de haragas, obéissait à la loi de la corruption, vu que le trafic des êtres humains rapportait gros, d’où l’impossibilité de lui trouver des solutions.

Le 19 mai 2018, allait être assez décisif dans le changement du paysage politique et économique du pays, notamment avec la saisie au port d’Oran de pas moins de 701 Kg de cocaïne et l’éclatement de l’affaire « el Bouchi » et la mise en cause du Fils El Hamel, dont le papa était alors le directeur général de la sureté nationale.

Il est nécessaire de faire un retour dans le temps à cette période ou la nouvelle avait éclaté et circulé telle une trainée de poudre à Oran puis à travers tout le pays.

Un lanceur d’alerte employé au Port d’Oran avait bien avant alerté l’opinion publique et les autorités judiciaires et sécuritaires sur plusieurs disfonctionnements et de graves dérives sur fond de corruption au port d’Oran, ce qu’il lui a valu de graves problèmes le menant jusqu’à l’emprisonnement par les forces occultes pour le faire taire, alors qu’il ne faisait qu’un acte citoyen en alertant sur des atteintes à l’économie nationale et la sécurité du pays. Ceci à un moment ou tous les médias sans exceptions étaient muselés ou n’osaient tout simplement pas aborder les sujets qui fâchent, les walis de l’époque, les services de sécurité et les services judiciaires.

Le lanceur d’alerte vient de récidiver ces jours ci, avec une vidéo rendue publique via les réseaux sociaux, ou il met en cause toutes les autorités du Port d’Oran, qu’il accuse d’être mouillées dans des combines de corruption, les autorités judiciaires, la gendarmerie et la sureté sont aussi mises en cause par le lanceur d’alerte qui s’adresse directement au département de Belkacem Zeghmati, pour l’ouverture d’une enquête sur ceux qui étaient derrière les entraves pour que les plaintes déposées n’aboutissent jamais. 

                     

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